Prouvons que c’est la rue qui gouverne ! Tous et toutes dans la rue le 16 octobre !

Avec près de 3, 5 millions de manifestants, des taux de grévistes importants, des grèves reconduites dans certains secteurs, la population a montré une fois de plus à Sarkozy qu’elle ne voulait pas de sa contre-réforme. Si le président reste sourd, il faudra continuer..

La journée de grève et de manifestations du 12 octobre, la quatrième en un mois, a rassemblé 3, 5 millions de manifestants, avec un nombre de participants inédit dans la plupart des régions comme à Paris. Les taux de grévistes dans des secteurs comme la SNCF ou les raffineries sont extrêmement élevés. Et, cerise sur le gâteau de la contestation, la jeunesse a aussi défilé, déterminée et motivée pour faire reculer ce gouvernement. Car les jeunes ont compris que l’accès à un emploi à court terme et à une retraite à taux plein et en bonne santé, étaient, pour eux, fortement compromis par cette réforme. Et, de plus, désormais la majorité de l’opinion publique soutient la mobilisation. La journée du 12 octobre est un nouveau raz-de-marée social pour le retrait du projet mais plus largement contre l’ensemble de la politique antisociale, raciste et sécuritaire de Sarkozy.
Les revendications des salariés, de la jeunesse concernent le maintien de la retraite à 60 ans mais aussi les salaires, les conditions de travail, l’emploi… Le mécontentement est profond.
Face à cette mobilisation, à cette contestation qui ne cesse d’augmenter, de s’enraciner (même la police est obligée de le reconnaître), le gouvernement reste déterminé à faire passer, contre toutes et tous, son texte. Chamboulement de l’ordre du jour des débats, retraits des amendements des sénateurs, tout est mis en œuvre pour raccourcir les discussions et faire voter le texte, espérant ainsi décourager la mobilisation qui n’en finit pas de s’amplifier. Et ce ne sont pas les mensonges répétés sur les conséquences sociales ou les miettes concédées aux femmes ayant élevé trois enfants qui feront baisser la colère. Le gouvernement tente de faire monter la pression en allant jusqu’à dire que la jeunesse est manipulée (comme si elle ne pouvait pas décider par elle-même), et que tous ceux et celles qui travaillent au blocage du pays sont des irresponsables. Cela montre qu’il commence à avoir peur de la mobilisation, à craindre qu’il y ait une réelle convergences du secteur privé avec le public et la jeunesse. Il craint ce qui se profile : une confrontation sociale et politique majeure.
Il n’y a pas que le gouvernement qui soit déterminé, les salariés, la jeunesse le sont aussi. D’ores et déjà, des grèves reconductibles sont décidées dans des secteurs significatifs. La reconduction de la grève à la SNCF, à la RATP et dans les raffineries peut donner confiance à d’autres. Dans de nombreux endroits, cette question est en effet à l’ordre du jour des assemblées générales dans la semaine qui vient.

Des grèves reconductibles partout où c’est possible

Dès maintenant, il faut prolonger la mobilisation par la grève reconductible partout où c’est possible mais aussi par toutes les formes d’action permettant de regrouper le plus grand nombre. Chaque assemblée de grévistes doit être porte-parole de cette mobilisation dans l’entreprise, à l’école, à l’hôpital d’à côté. Des liens entre les structures syndicales ou d’auto-organisation pour populariser notre combat doivent être construits. Jusqu’à samedi 16 octobre, nouvelle journée de manifestations à l’appel de l’intersyndicale, la mobilisation, les grèves reconductibles, les blocages doivent se multiplier, se généraliser ainsi que toutes les initiatives interprofessionnelles locales. Cette nouvelle journée de manifestations doit être un moment de convergence entre ceux et celles qui sont en grève, les salariés du privé et du public, les précaires, la jeunesse mais aussi tous ceux et celles qui sont d’accord avec cette mobilisation mais qui ne peuvent pas se mettre en grève.
Nous devons tous et toutes ensemble, prouver à Sarkozy qui prétendait que « quand il y avait une grève dans ce pays, on ne la voyait pas », que sa réforme on n’en veut pas, qu’on ira jusqu’à la victoire
Rien n’est encore joué : le gouvernement et le patronat mettront toutes leurs forces pour briser la mobilisation. Mais nous avons aujourd’hui la possibilité d’infliger une véritable défaite au gouvernement, comme au Medef. Prouvons leur que c’est la rue qui gouverne !
Sandra Demarcq

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Communiqué commun CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, et Unsa,

Communiqué commun CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, et Unsa,

* 12 octobre
* Intersyndicale

Un 12 octobre déterminant !

Après les journées du 7 et du 23 septembre, la mobilisation du samedi 2 octobre 2010 a été un formidable succès partout en France. Cette journée a vu de nouveaux manifestants rejoindre les cortèges. Près de 3 millions de salariés du public comme du privé, seuls, entre collègues ou en famille ont continué massivement à exprimer leur opposition au projet de réforme des retraites.

Confronté à cette mobilisation qui s’amplifie, le gouvernement reste campé sur son intransigeance. Il préfère le mépris au dialogue, il commente les chiffres de manifestants plutôt que de répondre à leurs inquiétudes et exigences.

Les organisations syndicales confirment la journée nationale de grèves et de manifestations du mardi 12 octobre 2010. Elles appellent les salariés, les retraités, les chômeurs à y participer massivement.

Alors que s’ouvre le débat au Sénat le 5 octobre et afin de faire du 12 octobre prochain un rendez-vous déterminant, elles appellent leurs organisations à élargir et à amplifier la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires, des rencontres avec les salariés et interpeller les sénateurs en utilisant très largement la lettre ouverte unitaire au Président de la République et aux parlementaires.

Les organisations syndicales considèrent qu’il faudra donner des suites au mardi 12 octobre et décident à cette fin de se revoir vendredi 8 octobre 2010.

Paris le 4 octobre 2010

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Après le succès du 23 septembre, amplifier et durcir le mouvement !

Après le 24 juin et le 7 septembre, la journée de grève et de manifestations du 23 septembre a été un nouveau succès. Trois millions de manifestants sont une nouvelle fois allés battre le pavé pour exiger le retrait de ce projet de loi injuste pour l’ensemble des salariés et en particulier pour les femmes. Projet qui correspond point par point aux exigences du Medef. La mobilisation, n’en déplaise à Sarkozy et à son gouvernement, s’amplifie et se radicalise. Les taux de grève restent forts dans de nombreux secteurs et désormais la jeunesse et les travailleurs du privé rejoignent massivement la mobilisation. Ainsi, dans le privé, le nombre de grévistes a été important voire très important, par exemple dans la chimie où plus de 80 % des salariés de Total étaient en grève. Le succès de cette journée est un signe supplémentaire du rejet profond du projet de loi sur les retraites mais plus généralement de la politique antisociale, raciste et sécuritaire de Sarkozy et de son gouvernement.

Face à ce succès, le gouvernement, la droite, malgré leurs divisions, restent unis pour défendre ce projet de loi injuste. Et ont même affiché, une nouvelle fois, tout leur mépris et leur cynisme envers la colère sociale en affirmant le 23 au soir, que « même s’il y avait 5 millions de personnes dans la rue », ils feraient passer cette loi. Mais ce cynisme n’arrive pas à cacher la fragilité d’un gouvernement aux abois qui utilise toutes les ficelles pour durer : la politique de la peur avec les menaces terroristes ou encore celle de la division avec la chasse aux étrangers, en particulier les Roms. Ils oublient aussi qu’on nous a déjà fait le coup du mépris en décembre1995 et au moment du contrat première embauche, en 2006, où face à la détermination des salariés et de la jeunesse, face aux mobilisations, Juppé comme Villepin ont dû faire marche arrière.

Nous savons tous que, pour gagner, c’est une véritable confrontation sociale et politique avec le gouvernement qu’il faut engager ! Et cela passe par la grève générale reconductible pour faire céder Sarkozy ! Et non par des promesses électorales pour 2012 auxquelles personne ne croit, ou en déportant la mobilisation sur le terrain institutionnel en proposant par exemple un référendum. C’est dans la rue et maintenant que ça se joue.

L’intersyndicale propose comme perspective après le 23 septembre, une journée de manifestations le samedi 2 octobre et une autre journée de grève le mardi 12. Pour nous, ce calendrier est tardif, il aurait dû être plus resserré, plus offensif ! Toutefois, il faut se saisir de ces temps forts pour entraîner dans la mobilisation tous ceux qui doutent, hésitent.

La réussite du 2 octobre est une étape indispensable pour franchir un cap dans la mobilisation et nous pouvons entraîner tous ceux et celles qui soutiennent la contestation mais ne peuvent se mettre en grève ! Et, sans attendre le 12 octobre, partout où c’est possible, la reconduction de la grève doit être mise en discussion et décidée si les conditions en sont réunies. Les actions de blocage, comme ce fut le cas il y a quelques jours au Havre, à la raffinerie de Savoie et dans de nombreux endroits doivent se développer pour montrer notre détermination. Pourquoi par exemple ne pas être en grève dès ce mardi 5 octobre, premier jour de débat du projet de loi au Sénat, ou encore organiser des manifestations femmes sur la question spécifique de la discrimination qui sera aggravée si cette loi était votée ?

Contrairement à ce que dit le gouvernement le dossier des retraites n’est pas clos. Nous pouvons gagner. Le mouvement a de la réserve et se radicalise de jour en jour. Partout la reconduction est discutée, des appels à la grève reconductible voient le jour comme c’est le cas à Marseille à partir du 4 octobre, ou à la SNCF et dans la chimie à partir du 12 octobre. La détermination est bel et bien là pour faire reculer ce gouvernement. Obtenir le retrait c’est possible, alors on ne lâche rien, on amplifie et on durcit le mouvement dans les semaines qui viennent, pour montrer à Sarkozy que la rue a du pouvoir dans ce pays !

Sandra Demarcq

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